C'est un acte de réciprocité, c'est un flux dans lequel il y a forcément toujours deux directions.
Il s'agit d'un engagement bilatéral dans lequel le cœur et les mains d'un autre se retrouvent entre les mains et dans le cœur de l'un d'entre eux.
Je pense que c'est l'une des significations les plus essentielles de la fonction publique à l'étranger.

J'interprète mon séjour ici à Madagascar de cette façon parce que oui, je reçois tellement de choses chaque jour et j'essaie à ma manière de redondo autre chose en retour. C'est un accueil continu, fait avec soin par un peuple formidable. Et en même temps, il y a moi, sans l'expérience d'une vie sans les compétences d'un professionnel, encore immature, qui essaie de donner quelque chose à ces personnes. Je ne veux pas que cet échange soit inégal, alors j'essaie de lui tout ce que je peux, c'est-à-dire moi-même, j'essaie d'être à la hauteur de lui et c'est précisément ce sur quoi j'insisterai ces derniers mois ici.
Pour arriver à une situation d'équilibre, pour rééquilibrer tout ce que Madagascar m'a donné.
Et quand on y pense, au bout du compte, le sentiment qui l'accompagne rester toujours une douce gratitude.





